mercredi 25 juillet 2012

Fabrication d'un interphone

Mise à jour (1er mars 2020): Cet article faisait référence à une page web aujourd'hui disparue.


La fabrication de cet interphone s'est révélée d'une étonnante simplicité.  Je me suis basé sur le schéma de circuit fourni dans la documentation du kit "CK204- Two Station Intercom" (NB: le site web sur lequel j'avais trouvé cette documentation n'existe plus). Ayant déjà tout le matériel nécessaire à ma disposition, je n'ai pas eu à me procurer le kit.  En fait, seuls les deux microphones et les deux amplificateurs LM386 sont neufs, tout le reste (haut-parleurs, interrupteurs, condensateurs et résistances) a été récupéré dans de vieux appareils.  Les deux terminaux de l'intercom sont reliées par un câble téléphonique (de 4 mètres pour l'instant, mais il pourrait évidemment être plus long).

La personne qui désire parler doit mettre l'interrupteur de sa station dans la position appropriée pendant qu'elle parle dans le micro, puis remettre l'interrupteur dans sa position initiale afin d'écouter la réponse de son interlocuteur (qui doit, à son tour, modifier la position de l'interrupteur pendant qu'il parle dans le micro).

Ce n'est pour l'instant qu'un prototype sur breadboard.  Avant d'en faire une version plus définitive, il faudra que je trouve deux interrupteurs SPDT  (single pole double throw) à poussoir, car avec les interrupteurs à bascule que j'utilise en ce moment, on a tendance à oublier l'interrupteur en position "parler" lorsqu'on désire écouter la réponse (tous les boutons poussoirs dont je dispose en ce moment sont SPST: single pole single throw).

Un contrôle de volume serait également un ajout intéressant, et peut-être aussi une LED indiquant que l'appareil est sous tension.

Yves Pelletier (Twitter: @ElectroAmateur)

vendredi 20 juillet 2012

Remplacement de la pile d'un rasoir électrique

Après avoir porté la barbe pendant plus de 10 ans, j'ai décidé de redevenir glabre.  Après plusieurs minutes de recherche, je suis parvenu à retrouver le vieux rasoir Philips Philishave 840 que j'avais reçu en cadeau il y a une trentaine d'années...pour constater qu'il ne fonctionnait plus du tout!  Il fonctionnait pourtant très bien lors de sa dernière utilisation (en 2001)...

Un rasoir électrique rechargeable n'est pas spécialement compliqué: les lames rotatives sont actionnées par un petit moteur électrique, qui est alimenté par une ou plusieurs piles rechargeables dont le circuit de recharge est intégré à l'intérieur du boîtier.

Quelques mesures au moyen du multimètre m'ont permis de constater que la pile agissait comme un court-circuit, et que le rasoir fonctionnait très bien si je remplaçait cette pile par une autre source de tension continue.  Rien de bien surprenant:  les piles rechargeables au nickel-cadmium ont tendance à devenir inutilisable suite à une longue période d'inactivité.

Ce qui est un peu surprenant, c'est que les fabricants de ce genre de rasoir ne souhaitent pas que les piles soient changées par l'utilisateur:  elles sont soudées à la carte de circuit imprimé!  Pour faciliter la soudure, il faut donc se procurer une pile de remplacement munie de languettes spécialement conçues pour être soudées.

Et bien entendu, mon vieux rasoir fonctionne à nouveau.

Yves Pelletier (Twitter: @ElectroAmateur)

vendredi 13 juillet 2012

Fabrication d'un instrument pour identifier les transistors bipolaires

Le but de ce petit circuit consiste à déterminer si un transistor inconnu est de type "NPN" ou "PNP", si sa broche centrale est la base ou le collecteur, et s'il semble fonctionner (c'est surtout utile si vous récupérez des transistors dans de vieux appareils).

Je me suis très fortement inspiré de cet "instructable".

 Il s'agit en fait de 4 circuits montés sur une même carte; pour bien faire les choses, il y aurait certainement moyen de concevoir un seul circuit muni de deux commutateurs (un qui bascule entre PNP et NPN, l'autre qui bascule entre CBE et BCE), sans que l'utilisateur soit obligé de déplacer le transistor, mais je ne me suis pas donné cette peine pour ce premier prototype.


L'appareil est muni de 4 groupes de 3 connecteurs:  un groupe de connecteurs pour les transistors de type "NPN" dont les broches sont dans l'ordre "CBE", un deuxième groupe de 3 connecteurs pour les transistors de type "NPN" dont les broches sont dans l'ordre "BCE", puis deux groupes de connecteurs pour les transistors de type "PNP" (un pour l'odre "CBE, l'autre pour l'ordre "BCE").

On place d'abord le transistor inconnu dans les connecteurs réservés aux transistors "NPN" dont les broches sont dans l'ordre "CBE".  S'il s'agit effectivement de ce type de transistor, la LED associée à ces connecteurs s'allumera uniquement pendant qu'on appuie sur le bouton.

Si la LED s'allume même pendant que le bouton n'est pas enfoncé, il s'agit probablement d'un transistor de type "NPN", mais dont les broches sont dans l'ordre "BCE" (on branche alors le transistor dans les connecteurs réservés à ce type:  si notre hypothèse est valable, la LED s'allumera uniquement pendant qu'on appuie sur le bouton).

Si la LED ne s'allume pas et demeure éteinte même pendant que le bouton n'est pas enfoncé, il s'agit probablement d'un transistor de type "PNP", hypothèse qu'on pourra vérifier en branchant le transistor à un groupe de connecteurs réservés à ce type.

Si, après avoir placé le transistor aux 4 positions possibles, la condition "LED s'allumant uniquement pendant que le bouton est enfoncé" n'a jamais été respectée, on est en droit de supposer que le transistor est défectueux.

Notez que ce circuit ne permet absolument pas de différencier le collecteur de l'émetteur:  si l'émetteur et le collecteur sont permutés, le transistor fonctionnera normalement (bien qu'avec un gain plus faible, ce qui sera imperceptible dans ce circuit).



Yves Pelletier (Twitter: @ElectroAmateur)